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Sy DUONG QUY
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Stephan Ehrmann | |
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Stéphane GAUDRY | |
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Polymorphisme
du gène MMP-2 et risque de dysplasie bronchopulmonaire chez le prématuré
né à moins de 28 SA. Isabelle HALPHEN | |
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Dysfonction
endothéliale pulmonaire et tabagisme : rôle de la balance
NOS/arginases Priscilla HENNO | |
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Rôle
des macrophages intravasculaires pulmonaires dans le développement du
syndrome hépatopulmonaire Fadia NICOLAS-JILWAN | |
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Nicolas JORAM | |
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Armelle LAVOLE | |
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Nadia Nathan | |
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Nicolas |
Aurélie
Unité
INSERM 763 (Directeur : Pr. J ELION), Hôpital Robert Debré, Paris.
Introduction:
l’atteinte pulmonaire dans la drépanocytose est habituellement évaluée par
l’étude de la fonction respiratoire, qui n’inclut pas l’état vasculaire
pulmonaire. Cette étude a porté sur l’évaluation du volume capillaire
pulmonaire (Qc) chez des enfants drépanocytaires.
Matériels
et méthodes:
45 enfants drépanocytaires et 15 témoins ont participé à l’étude. Nous
avons évalué le Qc et la capacité de diffusion pulmonaire (Dm) par une méthode
mesurant, de façon combinée, la capacité de diffusion pulmonaire du monoxyde
d’azote (DLNO) et du monoxyde de carbone (DLCO). Nous avons étudié la
reproductibilité à court terme de la mesure et la variation du Qc au passage
de la position assise à la position couchée. Une analyse du monoxyde d’azote
(NO) expiré, à débits unique et multiples, a complété l’étude.
Résultats:
la population drépanocytaire présentait 20% de syndrome restrictif et 27% de
syndrome obstructif. Le NO expiré chez les patients n’était pas différent
des témoins. Le Qc de base des patients n’était pas différent de celui des
témoins. Un coefficient de reproductibilité de Qc a été calculé. Nous avons
aussi montré que le Qc des témoins, et pas celui des drépanocytaires,
augmentait significativement en position couchée par rapport à la position
assise.
Discussion:
l’absence d’adaptation posturale vasculaire pulmonaire dans la drépanocytose
est sans doute secondaire à une baisse de la compliance du lit capillaire due
à l’hémolyse intravasculaire, à la dysfonction endothéliale et à la
prolifération vasculaire potentiellement à l’origine de l’hypertension
pulmonaire artérielle fréquemment rencontrée dans cette maladie.
Conclusion:
notre étude confirme
la forte incidence du syndrome obstructif chez les enfants drépanocytaires mais
pas la diminution du NO expiré. Cette étude valide, chez l’enfant, une
technique de référence pour la mesure du Qc par double diffusion NO-CO. Les
enfants drépanocytaires présentent un trouble de l’adaptation vasculaire
pulmonaire posturo-dépendante sans diminution du Qc basal. Ce test non-invasif
pourrait être considéré comme un outil diagnostique dans le suivi de
l’atteinte vasculaire pulmonaire dans la drépanocytose.
Yacine
BOUSSADIA (Travail réalisé sous la direction de Stéphane GALIACY)
Unité
INSERM 651 (Directeur Serge ADNOT)
Créteil.
Introduction
: L’EMMPRIN est un récepteur transmembranaire hautement glycosylé, impliqué
dans de nombreux évènements normaux et pathologiques. Depuis sa description
initiale dans les cellules tumorales d’origine épithéliale, plusieurs
travaux ont montré que l’expression d’EMMPRIN ne leur était pas
restreinte, mais était retrouvée aussi dans les lymphocytes T activés, les
macrophages, et les cellules épithéliales des épithéliums au cours du développement
et au cours de la réparation.
Matériel
et Méthodes : Nous
avons eu recours dans ce projet à diverses techniques comme le Western blot, la
RT- PCR Quantitative, zymogramme et Immunomarquage. Nous nous sommes basé sur
un modèle (invivo) de fibrose de rat induite par l’injection intra-trachéale
de bléomycine avec des poumons prélevés de J3 à J15. Nous avons utilisé des
cellules épithéliales alvéolaire ainsi que des fibroblastes en culture
primaire, et trois lignées cellulaires: T3, A549 et HT1080 (in vitro) dans un
modèle de blessure et d’induction avec des cytokines. Nous avons aussi réalisé
des expériences de co-culture et d’induction par des préparations de
membranes de cellules épithéliales.
Résultats
: Les cellules épithéliales alvéolaires de rats expriment EMMPRIN après
injection intra-trachéale de Bléomycine. EMMPRIN se caractérise par deux
bandes correspondant aux formes Hautement Glycosylées
(HG) & Faiblement Gluycosylées (FG) et qui sont respectivement à 55
& 45 KDa. Les lignées T3 et A549, expriment EMMPRIN sous deux formes : à
45 KDa et 55 KDa qui correspondent respectivement aux formes : (FG) et
(HG). Apres inductions par des cytokines (TNF-a, IL1-b, KGF) des lignées
T3 et A549 avec ou sans blessure, nous observons qu’elles expriment toutes les
deux formes d’EMMPRIN. Au niveau des ARNm, nous observons une nette diminution
de la quantité d’ARN d’EMMPRIN pour les cellules induites avec les
cytokines et principalement pour l’IL1, dans la lignée A549. Les fibroblastes
primaires en présence de membranes de T3 secrètent de la MMP 2 et de la MMP 9.
Discussion
: Dans le modèle de fibrose
pulmonaire induite par injection intra-trachéale de bléomycine chez le
rat, nous avons montré une augmentation de l’expression d’EMMPRIN
au cours du développement de la fibrose. Ces résultats rejoignent ceux
obtenus chez la souris par d’autres études avec une présence des deux formes
HG et FG chez les témoins et les
rats Bléomycine. Les cellules épithéliales alvéolaires de rat en culture
primaire ainsi que les lignées T3 et A 549 expriment EMMPRIN in vitro. Après
induction sous 24 heures avec des cytokines, EMMPRIN est augmentée dans les
A549, en revanche la quantité d’ARNm d’EMMPRIN
dans les T3 est inférieure à celle des contrôles ; Ceci pourrait être
lié à un système de rétrocontrôle. Des expériences complémentaires sont
en cours pour préciser l’action d’EMMPRIN dans la réparation épithéliale
in vitro et ses effets sur la synthèse de MMP
Hypervascularisation
péribronchiolaire dans la mucoviscidose : surexpression épithéliale de
VEGF165 et régulation par Pseudomonas aeruginosa
S.
DANEL (Travail réalisé sous la direction de P.-R. BURGEL)
Service
de Pneumologie et UPRES EA 2511, Université René Descartes-Paris 5, Cochin.
Introduction.
Les hémoptysies liées à
une hypervascularisation bronchique d’origine systémique sont fréquentes
dans la mucoviscidose. L’hypervascularisation semble radiologiquement prédominer
dans les zones d’infection bronchique. VEGF165 est un facteur de
croissance impliqué dans l’angiogénèse normale et pathologique. Les liens
entre l’hypervascularisation bronchique, l’infection bactérienne et VEGF165
sont inconnus dans la mucoviscidose.
Méthodes.
A l’aide de marquages immunohistochimiques nous avons évalué la
vascularisation péribronchiolaire ainsi que l’expression et la localisation
de VEGF165. Nous avons étudié les tissus pulmonaires
chirurgicaux de sujets Témoins (n=10) et de sujets mucoviscidosiques (explants
pulmonaires, n=10). Les marquages ont été quantifiés par analyse morphométrique
quantitative. La régulation de la synthèse de la protéine VEGF165 par
les cellules épithéliales respiratoires a été étudiée sur la lignée de
cellules épithéliales NCI-H292.La production de VEGF165 a été
mesurée par ELISA en absence et en présence de surnageant de culture de Pseudomonas
aeruginosa. Le rôle de l’activation du récepteur de l’EGF dans la
synthèse du VEGF165 a été étudié en utilisant un inhibiteur de
la tyrosine kinase du récepteur de l’EGF, l’AG1478, et un anticorps dirigé
contre le récepteur de l’EGF, le C225.
Résultats.
Il existe une augmentation du nombre et de la surface des vaisseaux péribronchiolaires
chez les patients du groupe mucoviscidose (P<0,01 par rapport aux Témoins).
L’épithélium bronchiolaire est un site majeur d’expression de VEGF165
et la surface épithéliale marquée pour VEGF165 est augmentée chez
les patients mucoviscidosiques (P<0,01 par rapport aux Témoins). Le
surnageant de culture de Pseudomonas aeruginosa provoque une augmentation
dose - et temps - dépendante de la synthèse de la protéine VEGF165
dans les cellules épithéliales NCI-H292 (P<0,05 ; n=3). Le prétraitement
des cellules NCI-H292 par l’AG1478 ou le C225, prévient l’effet du
surnageant de culture de Pseudomonas aeruginosa sur la synthèse de la
protéine VEGF165.
Conclusions.
Chez les patients mucoviscidosiques au stade de la greffe, il existe une
hypervascularisation péribronchiolaire et une augmentation de l’expression de
VEGF165 dans l’épithélium bronchiolaire. Les facteurs sécrétés
de Pseudomonas aeruginosa induisent la synthèse de VEGF165
par des cellules épithéliales par activation du récepteur de l’EGF.
Sy DUONG QUY (Travail réalisé sous la direction de A.T. DINH-XUAN)
UPRES-EA 2511, Paris 5
Introduction.
Les
Rho-kinases participent à la prolifération, la contraction des cellules
musculaires lisses et à la régulation de l’expression de la NO synthase
endothéliale. Le rôle des Rho-kinases est connu dans les affections
cardiovasculaires, mais la place des Rho-kinases dans le dysfonctionnement
endothélial de la BPCO n’a pas encore été clairement établie. Notre hypothèse
est que l’expression des Rho-kinases augmente chez les patients atteints de
BPCO post-tabagique. Dans cette étude, nous avons évalué l’expression
d’un des effecteurs de la RhoA (ROCK-I) chez les fumeurs non-BPCO (9
patients) et chez les BPCO post-tabagiques (10 patients) par rapport
aux témoins non-fumeurs (9 patients).
Matériels
et méthodes.
L’expression des Rho-kinases (ROCK-I) des prélèvements d’artères
pulmonaires et de tissus pulmonaire provenant des patients opérés d’un
cancer broncho-pulmonaire a été évaluée par immunohistochimie et par western
blot. La technique d’immunoperoxidase et de western blot a été réalisée
avec l’anticorps primaire spécifique de ROCK-I et l’anticorps secondaire
d’immunoglobuline-HRP compatible (Santa Cruz Biotechnologie Inc). Le
gel SDS-PAGE 7,5% et la membrane PVDF ont été utilisés pour le transfert et
pour la migration des protéines. Les bandes de protéines spécifiques ont été
détectées par le kit ECL plus (Amersham, Biosciences) et quantifiées
par la méthode de densitométrie (Chemi Genius 2).
Résultats.
L’expression de ROCK-I
mesurée par immunohistochimie et par western blot est augmentée chez les
fumeurs ayant une fonction respiratoire normale et chez les patients atteints de
BPCO post-tabagique par rapport aux témoins (p<0,05 et p<0,01
respectivement). L’expression de ROCK-I mesurée par immunohistochimie chez
les patients BPCO était supérieure à celle de fumeurs non-BPCO (p<0,05).
Conclusion.
L’augmentation de l’expression de ROCK-I dans les vaisseaux pulmonaires
(artérioles pulmonaires et artères pulmonaires proximales) chez les
fumeurs et chez les patients atteints de BPCO au stade légère pourrait
participer au dysfonctionnement endothélial et à la diminution de la synthèse
du NO dans l’hypertension artérielle pulmonaire associée à la BPCO
post-tabagique. L’interaction entre le NO et le système Rho/Rho-kinase dans
les muscles lisses vasculaires reste à être clarifiée.
S.
Ehrmann (Travail réalisé sous la direction de Bruno Louis, Daniel Isabey)
Unité
INSERM U651, Créteil
Introduction.
Le syndrome de détresse
respiratoire aiguë (SDRA) est caractérisé par des lésions de la barrière
alvéolo-capillaire, aggravées par la ventilation mécanique. Le corollaire aux
forces d’étirement macroscopiques serait au niveau microscopique l’état mécanique
des cellules de la barrière alvéolo-capillaire (tension interne, rigidité),
conditionnant les points de ruptures tissulaires. Le but du travail est la mise
au point d’un nouveau modèle d’étude de rigidité de cellules alvéolaires
en présence de liquide de lavage alvéolaire de patients présentant un SDRA.
Matériels
et méthodes. Mesure
des propriétés mécaniques de cellules épithéliales et endothéliales
pulmonaires humaines en culture utilisant un microscope à force atomique (AFM)
avec une extrémité sphérique du cantilever. Evaluation de la reproductibilité
de la mesure (dérivée au point d’indentation maximale de la courbe force-déplacement
et calcul du module de Young local), de la stabilité de la mesure au cours du
temps et de l’effet du milieu de culture et de la cytochalasine D (cyto D).
Résultats.
Nous avons observé une bonne reproductibilité de la mesure de la dérivée au
point d’indentation maximale, stable au cours du temps et une diminution nette
de la rigidité en présence de cyto D. Le calcul mathématique du module de
Young présente actuellement une variabilité très importante.
Discussion.
La mesure par AFM donne des résultats reproductibles sur deux types cellulaires
humains. La mise au point d’un calcul fiable du module de Young local est nécessaire
avant de pouvoir tester l’effet de liquides de lavages alvéolaires de
patients atteints de SDRA sur la mécanique cellulaire.
Conclusion.
La mise au point d’une mesure de rigidité cellulaire par AFM dans le poumon lésionnel
semble réalisable mais nécessite un temps d’optimisation supplémentaire
pour être considéré comme fiable et reproductible.
S.
Gaudry (Travail réalisé sous la direction de J.D. Ricard et G. Saumon)
INSERM
U722, Bichat, Paris
Introduction :
Des études chez l’homme et l’animal suggèrent que la colonisation
broncho-pulmonaire à C. albicans facilite l’apparition de
pneumopathies à P. aeruginosa. Nous avons testé les hypothèses
1) que des cytokines produites lors de cette colonisation ainsi que des éléments
structuraux de C. albicans pourraient favoriser la croissance de P.
aeruginosa et 2) que l’interaction entre C. albicans et
P. aeruginosa était spécifique.
Matériels
et méthodes : Des courbes de croissance de P. aeruginosa
ont été réalisées en présence des cytokines pro-inflammatoires TNF-α,
IFN-γ et IL-6, ou de C. albicans tué et fixé à l’alcool. Afin
de tester la spécificité de l’interaction C. albicans-P.
aeruginosa, des rats dont les voies aériennes étaient colonisées ou non
par C. albicans ont reçu un faible inoculum de S. aureus. Les
poumons des rats ont été évalués au point de vue macroscopique,
microscopique et microbiologique. Des dosages pulmonaires et plasmatiques de
TNF-α ont été effectués.
Résultats :
La croissance de P.
aeruginosa n’a pas été influencée par les cytokines pro-inflammatoires
ni par C. albicans tué. En présence d’une colonisation
broncho-pulmonaire à C. albicans, le nombre de pneumopathies
macroscopiques ainsi que les comptes de S. aureus dans les poumons étaient
significativement plus importants par rapport aux rats non-colonisés
(respectivement p<0,01 et p<0,001). La concentration de TNF-α était
plus élevée dans les poumons des rats colonisés par C. albicans et
instillés avec S. aureus que dans ceux des rats ayant reçu S. aureus
seul.
Discussion : Aucune des cytokines évaluées ne favorise la croissance de candida albicans. Il semble donc que la réaction inflammatoire induite par la colonisation des voies aériennes par C. albicans n'explique pas à elle seule les résultats observés in vivo. Les mécanismes mis en jeu ne semblent d'ailleurs pas spécifiques de P. aeruginosa puisque cette colonisation favorise aussi l'émergence de pneumopathie à S. aureus.
Conclusion :
La colonisation broncho-pulmonaire à C. albicans est un facteur de
risque de pneumopathie bactérienne à germes fréquemment impliqués dans les
infections nosocomiales. Un traitement antifongique préemptif pourrait être
intéressant dans le but de réduire l’incidence des pneumonies nosocomiales.
Polymorphisme
du gène MMP-2 et risque de dysplasie bronchopulmonaire chez le prématuré né
à moins de 28 SA.
Isabelle
HALPHEN (Travail réalisé sous la direction du Professeur Christophe DELACOURT).
Unité INSERM U651 (Directeur : Serge ADNOT), Créteil.
Introduction.
La
dysplasie bronchopulmonaire (DBP)
représente une séquelle pulmonaire de la grande prématurité. Elle correspond
à des anomalies du développement alvéolaire et se traduit par une oxygénodépendance
à 36 semaines d’aménorrhée. Il a été montré dans notre laboratoire
qu’un taux bas de MMP-2 dans les effluents trachéaux de prématurés humains
était prédictif du risque de DBP (C.Danan et al.). L’allèle T du
polymorphisme C/T en -1306 du gène MMP-2 est responsable d’un niveau
d’expression plus bas de la protéine. Nous avons donc voulu rechercher une
association entre l’allèle T du polymorphisme C/T en -1306 du gène MMP-2 et :
le risque de survenue d’une DBP chez les grands prématurés ou : le taux
de MMP-2 dans les effluents trachéaux.
Matériels
et méthodes.
Cette étude s’intègre dans un projet plus global testant l’hypothèse
d’une composante génétique associée au risque de survenue d’une DBP. Ce
travail est réalisé à partir de l’ADN génomique extrait du sang de cordon
de prématurés (terme inférieur à 28 SA) et d’effluents trachéaux prélevés
à J0, J3 et J5. Le génotype C/T en -1306 du gène MMP-2 est identifié grâce
à l’introduction d’un site de restriction au niveau du site polymorphique.
Le dosage de MMP-2 dans les effluents trachéaux se fait par ELISA.
Résultats.
La distribution allélique
varie en fonction de l’ethnie, aucun enfant originaire d’Afrique noire
n’ayant d’allèle T. Il n’a pas été retrouvé de lien entre le fait de
porter l’allèle T et le risque de développer une DBP. Le taux moyen de MMP-2 à J0 dans les effluents trachéaux est plus bas chez les
patients CT ou TT que chez les patients CC. Ce résultat n’est toutefois pas
significatif.
Discussion.
Nous ne reproduisons pas de façon significative les résultats
précédemment obtenus, concernant le caractère prédictif de la MMP-2 à J0
pour le développement ultérieur de la DBP (mais populations et techniques de
dosage de la MMP-2 différentes). De plus, notre étude manque de puissance du
fait de l’hétérogénéité ethnique et du
nombre encore limité d’enfants inclus.
Conclusion.
Les études d’associations génétiques comportent de nombreux biais. L’hétérogénéité
de la population étudiée peut être responsable de faux négatifs, d’où la
nécessité d’inclure un grand nombre de patients. D’autre part, une
approche multigénique semble plus fiable du fait de la complexité des mécanismes
participant au développement de la dysplasie bronchopulmonaire (DBP).Notre
programme de recherche doit s’étendre à l’ensemble des gènes contrôlant
le renouvellement matriciel dans le développement pulmonaire.
Dysfonction
endothéliale pulmonaire et tabagisme : rôle de la balance NOS/arginases
Priscilla
HENNO (Travail réalisé sous la direction de C. Delclaux)
EA
4068, Saints-Pères, Paris
Introduction :
Une dysfonction endothéliale
associée aux BPCO avérées est maintenant bien connue, mais ses mécanismes le
sont moins. La production de NO, puissant vasorelaxant et antiprolifératif sur
les CML, étant gouvernée par une balance entre deux systèmes enzymatiques (NO
synthases et arginases), nous avons étudié le rôle de ces enzymes sur la
vasoréactivité pulmonaire humaine en relation avec le tabagisme.
Méthodes :
Vingt deux sujets ont été
analysés, 11 fumeurs sans trouble ventilatoire obstructif et 11 non fumeurs.
Des anneaux artériels pulmonaires obtenus sur leurs pièces d’exérèse
chirurgicale ont fait l’objet d’études pharmacologiques testant la
relaxation à l’acétylcholine, le rôle de la L-arginine, et des bloqueurs
d’arginases (NorNOHA et BEC). Les différences entre les groupes ont été
comparées par un test ANOVA pour mesures répétées. Par ailleurs
l’expression tissulaire de ces cinq protéines (NOS 1 à 3, arginases I et II)
a été immunolocalisée et semi-quantifiée (IHC) sur les structures
vasculaires (cellules endothéliales et cellules musculaires lisses).
Résultats :
Les fumeurs présentent une
dysfonction endothéliale caractérisée par un défaut de relaxation à l’Ach
(p < 0,05), en l’absence même, parfois, de toute altération de la
fonction respiratoire. La supplémentation en L-arginine accentue cette
dysfonction. Le blocage pharmacologique des arginases ne restaure pas de
vasorelaxation. Il existe une sous-expression des 3 NOS chez les fumeurs au
niveau des structures vasculaires pulmonaires.
Conclusions :
Nos résultats confirment la
dysfonction endothéliale pulmonaire associée au tabagisme et seraient en
faveur d’une atteinte vasculaire précoce précédant tout retentissement
ventilatoire du tabagisme. Une sous-expression vasculaire des NOS chez les
fumeurs pourrait être à l’origine d’un défaut de production du NO.
L’impact de la L-arginine sur la
déviation de la balance enzymatique en faveur des NOS ou des arginases reste à
élucider. Certains mécanismes qui pourraient sous-tendre un déséquilibre de
la balance NOS/arginases sont actuellement à l’étude, essentiellement stress
oxydant et NF-kB.
Rôle
des macrophages intravasculaires pulmonaires dans le développement du syndrome
hépatopulmonaire
F.
NICOLAS-JILWAN
(travail
réalisé sous la direction de M. Philippe HERVE)
Laboratoire
de Chirurgie Expérimentale, CCML, UPRES EA 2705
Introduction :
Le syndrome hépatopulmonaire (SHP) peut compliquer l’hypertension portale. Un
modèle reproductible de ce SHP chez le rat est la ligature de la voie biliaire
principale responsable du développement d’une cirrhose (CBS ou cirrhose
biliaire secondaire). La physiopathologie du SHP est mal connue soutenue par
l’hypothèse inflammatoire incriminant des macrophages recrutés dans les
vaisseaux pulmonaires. Nous testons cette hypothèse en administrant à des rats
cirrhotiques du chlorure de gadolinium, un inhibiteur des macrophages, et en étudiant
ses répercussions sur le SHP.
Matériels
et Méthodes : 5 groupes de rats sont étudiés, un groupe SHAM, un
groupe de CBS traité par du chlorure de gadolinium (CG) à 10mg/Kg selon un
protocole à visée préventive (CBS+CG 1), un groupe de CBS traité par 4
injections de placebo, un groupe de CBS traité selon un protocole à visée thérapeutique
(CBS+CG2) et un groupe de CBS recevant aussi 2 injections de placebo. Les
animaux sont sacrifiés à la 5ème semaine post-opératoire. Une étude
des gaz du sang permet d’évaluer le shunt et la sévérité du SHP, les répercussions
hémodynamiques par un cathétérisme carotidien gauche et jugulaire
droit, Une quantification de la translocation bactérienne d’origine
digestive, par des divers prélèvements.
Résultats :
L’incidence du SHP n’est pas modifiée par le chlorure de gadolinium (73,3%
chez les CBS traités par du placebo, 55% chez les CBS+CG1 et 50% chez les
CBS+CG2). Par contre, la sévérité du SHP est nettement réduite surtout dans
le groupe CBS+CG1 avec une moyenne de PO2 (89.87 mmHg±5.22) rejoignant celle du
groupe SHAM (89.08mmHg±2.62) et différant de façon significative du groupe
CBS non traité (72.32 mmHg±4.72). De même, l’atteinte hépatique
est moins sévère chez les rats CBS traités selon les 2 protocoles par le CG
avec une bilirubine moins élevée, moins d’hypertension portale et moins de
fibrose hépatique. Les résultats des explorations hémodynamiques montraient
la persistance d’un sydrome hyperkinétique avec un index cardiaque élevé et
des résistances vasculaires abaissés dans les 2 groupes traités avec des
valeurs restants identiques aux groupes CBS non traités. De même, le risque de
translocation bactérienne et la mortalité à 5 semaines étaient non
significativement différentes entre les groupes traités et non traités.
Discussion :
l’atteinte hépatique est moins sévère après traitement par du CG, en
rapport probablement avec l’inhibition des macrophages intrahépatiques, les
cellules de Kupffer. Une confirmation de ces résultats devrait se faire par un
dosage ultérieur du tumor growth factor beta.
Le
SHP est moins sévère après le blocage des macrophages intravasculaires mais
son incidence n’est pas modifiée mettant l’accent sur l’incrimination
d’autres facteurs physiopathologiques encore inconnus.
Conclusion :
L’inhibition des macrophages intravasculaires pulmonaires dans la CBS permet
de réduire la sévérité du SHP, mais aussi la sévérité de l’atteinte hépatique.
Nicolas
JORAM (Travail réalisé sous la direction de Christèle Gras-Le
Guen).
Laboratoire
d’antibiologie EA 3826, Nantes (Directeur : Gilles Potel)
En
collaboration avec l’unité INSERM 651, Créteil (Directeur : Serge
Adnot)
Introduction.
L’infection materno-foetale constitue un facteur de risque de dysplasie
broncho-pulmonaire. Certaines études animales mettent par ailleurs en évidence
les effets délétères de la corticothérapie anténatale sur le développement
pulmonaire. A partir d’un modèle expérimental chez le lapin, nous avons étudié
les effets cumulés de la chorioamniotite et de la corticothérapie anténatale
sur le développement pulmonaire et sur les processus infectieux et
inflammatoire.
Materiel
et méthodes.
Les lapines inoculées à J25 de gestation par 103 Escherichia
coli recevaient une antibiothérapie
et une ou deux doses de bétamethasone (0,1 mg/kg/dose) ou du sérum
physiologique, 6 heures après l’inoculation. Un quatrième groupe recevait
une corticothérapie en l’absence d’inoculation et un dernier groupe ne
recevait ni inoculation, ni corticothérapie. Les fœtus survivants étaient étudiés
le jour de leur naissance. Leur développement alvéolaire était étudié par méthode
morphométrique. Les processus infectieux et inflammatoires étaient étudiés
par culture tissulaire, hémocultures et analyse de la cellularité du liquide
de lavage broncho-alvéolaire (LBA).
Résultats.
Par rapport au groupe témoin et aux lapereaux exposés à une infection seule
les lapereaux exposés à une infection et une corticothérapie présentaient
une mortalité néonatale supérieure, et un poids de naissance et un volume
pulmonaire diminués (p<0,05). Dans le groupe exposé à une chorioamniotite
et deux doses de glucocorticoïde, la surface alvéolaire, le volume
interstitiel et la longueur des fibres élastiques était abaissés
(p<0,05).Les lapereaux exposés à l’infection et/ou une corticothérapie
présentaient une prolifération cellulaire moins importantes que le groupe témoin.
L’ensemble des prélèvements bactériologiques était négatif et aucune différence
n’a été mise en évidence en terme de cellularité du LBA.
Discussion.
Cette étude a mis en évidence les effets délétères de la corticothérapie
en contexte de chorioamniotite sur le développement alvéolaire et en
particulier sur l’élastogénèse et la prolifération cellulaire. L’étude
de l’inflammation était probablement trop tardive par rapport au début du
processus infectieux et à la corticothérapie pour observer des différences
Conclusion.
Même si son intérêt en pratique clinique ne peut être remis en cause, la
corticothérapie anténatale présente des effets délétères qui incitent à
l’utiliser avec modération et à développer de nouvelles stratégies thérapeutiques.
A.
Lavolé (Travail réalisé sous la direction de J. Cadranel)
UPRES
EA 3493, Hôpital Tenon, Paris
Introduction :
A partir de la culture de cellules tumorales provenant des LBA de patients
atteints d’ADC-CBA, nous avons constaté la présence de cellules de
morphologie mésenchymateuse dont la nature n’a jamais été précisée. Le
but du travail était de cultiver et caractériser ces cellules.
Matériels
et méthodes :
Cinq LBA de patients atteints d’ADC-CBA et 7 LBA témoins ont servi à
l’étude. L’extraction de fibroblastes témoins a été réalisée à partir
de prélèvements chirurgicaux en zone pulmonaire saine de 5 patients opérés
pour un cancer du poumon. Les techniques ont consisté à faire de la culture
cellulaire et de l’immunocytochimie afin de caractériser les cellules
obtenues.
Résultats :
Nous avons observé l’apparition de cellules de morphologie mésenchymateuse
dans les cultures de tous les LBA ADC-CBA et dans aucune culture des LBA témoins.
Le phénotype de ces cellules était différent de celui des fibroblastes
pulmonaires témoins. Dans 4/5 cas, il s’agissait de cellules en transition épithélio-mésenchymateuse
(TEM) (vimentine +, prolyl 4 hydroxylase +, Actine a du muscle lisse +, CK +,
CK7 + et CD45 -) et dans 1/5 cas, il s’agissait de myofibroblastes (vimentine
+, prolyl 4 hydroxylase +, Actine a du muscle lisse +, CK -, CK7 - et CD45 -).
Les cellules issues des LBA ADC-CBA conservaient une capacité de produire
CXCL12, mais plus faible que celle des fibroblastes pulmonaires normaux.
Conclusion :
La présence de cellules en TEM dans les LBA ADC-CBA soulève la question de
leur nature tumorale.
Nadia
NATHAN (Travail réalisé sous la direction de Hariet CORVOL)
Inserm,
UMR-S 719, Paris
Introduction :
La mucoviscidose, la plus fréquente des maladies létales autosomiques récessives
dans la population caucasienne, est due à des mutations du gène codant la protéine
CFTR (Cystic Fibrosis Transmembrane Regulator). L’atteinte pulmonaire, facteur
majeur de morbidité et de morbidité de la maladie, s’accompagne d’une
inflammation intense des voies aériennes. Elle est caractérisée par une hétérogénéité
phénotypique importante, liée aux mutations du gène CFTR mais également
à des facteurs génétiques situés en dehors du locus CFTR, appelés gènes
modificateurs.
Matériel et méthodes :
Les corticoïdes endo- et exogènes possédant des propriétés
anti-inflammatoires, nous avons étudié quatre
polymorphismes du gène du récepteur aux glucocorticoïdes (GR)
impliqués dans le métabolisme des
glucocorticoïdes (GC) (TthIII1,
ER22/23EK, N363S et Bcl1)
dans une cohorte de 275 enfants atteints de mucoviscidose. Nous avons recherché
des associations entre les différents génotypes et le phénotype
respiratoire, pancréatique, nutritionnel et infectieux des patients.
Résultats
et discussion :.Nous
montrons que le polymorphisme Bcl1 est significativement associé à la
pente de déclin de la fonction respiratoire. En effet, les patients de génotype
Bcl1 CC ont une pente de déclin de la fonction respiratoire, VEMS et CVF,
moins prononcée que les patients Bcl1GG et GC. Cette association
est significative chez les patients insuffisants pancréatiques (p=0,02 pour le
VEMS et p=0,04 pour la CVF) ainsi que lorsque l’analyse est réalisée chez
les patients homozygotes F508del (p=0,015 pour le VEMS et p=0,025 pour la CVF).
Nous n’avons pas montré d’association entre les trois autres polymorphismes
et les caractéristiques phénotypiques
des patients
Conclusion :
Nous montrons que l’allèle C du polymorphisme Bcl1 du GR
est protecteur vis à vis de la dégradation de la fonction pulmonaire chez les
patients atteints de mucoviscidose. Les perspectives de ce travail seront de réaliser
des études fonctionnelles du GR dans la mucoviscidose. Les résultats devront
permettre d’améliorer la compréhension des mécanismes impliqués dans la
variabilité de la réponse au traitement par glucocorticoïdes inhalés chez
les patients atteints de mucoviscidose.
Nicolas
Centre
d’Innovations Technologiques,
Hôpital Raymond Poincaré, Garches.
Introduction :
L’analyse des interactions entre la déglutition et la respiration des
patients neuromusculaires pourrait améliorer la compréhension et donc prévention
des risques d’inhalation. Le but de cette étude est l’analyse descriptive
de ces interactions et l’évaluation de l’intérêt d’une ventilation mécanique
au cours du repas pour les patients trachéotomisés.
Matériels
et méthodes :
Dix sujets sains et vingt-deux patients porteurs d’une maladie neuromusculaire
compliquée d’insuffisance respiratoire chronique ont été inclus. Les
ingestions de trois volumes d’eau (5, 10 et 15ml) ont été évaluées par
enregistrement électromyographique et mécanique des muscles de la déglutition,
et enregistrement de la ventilation par pléthysmographie d’inductance. Les comparaisons entre les groupes ont été effectuées en
utilisant une analyse de variance avec mesures répétées et un test à
posteriori. L’impact de la ventilation mécanique a été évalué pour huit
patients trachéotomisés ayant pu réaliser le test en ventilation spontanée
et sous ventilation mécanique.
Résultats :
Comparés aux sujets sains les patients neuromusculaires fragmentent leur déglutition
en une ou plusieurs gorgées (test à posteriori, Bonferroni p< 0.0001)
isolées ou regroupées au sein d’un ou plusieurs cycles ventilatoires (test
à posteriori, Bonferroni p< 0.0001). Alors que la déglutition se
termine quasi systématiquement par une expiration chez les sujets sains elle se
termine aléatoirement soit par une inspiration, soit par une expiration chez
les patients. Enfin, lorsqu’ils sont
trachéotomisés, les patients déglutissent plus rapidement (p=0.0005)
et en moins de gorgées (p=0.007) sous ventilation mécanique qu’en
ventilation spontanée.
Discussion
et Conclusion. :
Les interactions entre la ventilation et la déglutition des patients
neuromusculaires contribuent à un risque de fausses routes. Ce risque pourrait
être diminué par la ventilation mécanique des patients trachéotomisés. Ces
résultats suggèrent fortement de proposer aux patients neuromusculaires trachéotomisés
de rester sous ventilation mécanique durant les périodes de repas.